PROJET JARDIN BOTANIQUE POUR LA PRESERVATION DE LA BIODIVERSITE VEGETALE

                                  

                       

Dans les régions tropicales, les hommes dépendent encore de leur milieu naturel. Ils prennent de la nature tout ce qui leur est bénéfique pour leurs besoins quotidiens. Le milieu est en permanence menacé par l’industrialisation, l’urbanisation, la recherche de bois de feu et d’œuvre, les cultures vivrières, industrielles et semi- industrielles de caféiers, de cacaoyers, d’hévéa, de palmiers à huile, etc…L’impact de telles activités sur la couverture végétale et sur la survie des espèces végétales en particulier ont été montrées par plusieurs auteurs dont de Ravigan (1993) et WWF (1994).

Par ailleurs, il est actuellement établi que, dans presque tous les pays africains au sud du Sahara, les politiques de conservation manquent de rigueur dans leur conception et leur mise en œuvre ont échoué. C’est ainsi que la gestion des forêts classées, Parcs Nationaux et Réserves naturelles sont négligées. Ceux-ci Sont presque tous abandonnés et sont généralement transformés en champs en plantations. Contrairement à ce qui se passe ailleurs dans ce domaine (notamment dans les pays développés), force est de constater le manque préjudiciable de structures de conservation (jardins botaniques, parcs arborés et espaces verts) dans les pays d’Afrique tropicale.

Tous ces manquements à la survie de nos écosystèmes naturels aboutissent à la destruction massive du couvert végétal. Cette situation entraîne une disparition des espèces végétales et constituent la cause de ce qui est dénommé érosion génétique de la biodiversité

A-Causes de la disparition de l’espèce végétale dans la zone tropicale

En Côte d’Ivoire, Aké Assi (1988) cite 66 espèces qu’il considère en voie d’extinction. Anoma & Aké Assi (1989) montrent qu’un certain nombre d’entre elles ont des propriétés médicinales dont Monanthotaxis capea.

Akpagana (1992), constate qu’il existe au Togo, deux zones soumises à une forte emprise anthropique. Il s’agit des zones côtière et montagneuse de l’Atakora. Au total 69 taxons y sont observés comme menacés dont certains ont déjà complètement disparu de la flore. Plusieurs des espèces qui disparaissent possèdent des propriétés thérapeutiques diverses, comme par exemple Dodonaea viscosa (Sapindaceae), Pluchea ovalis (Asteraceae). Les causes de la disparition de la plupart des espèces sont très diversifiées. Il s’agit de l’exploitation inconsidérée et abusive de la végétation naturelle.

La destruction du milieu naturel d’une espèce entraîne la disparition de celle- ci. Surle littoral togolais, la disparition des espèces végétales est aussi due à l’érosion côtière. Ce phénomène entraîne une avancée de la côte et aussi un anéantissement de certains biotopes ainsi que de leurs espèces constitutives. Des espèces disparaissent sous l’effet d’une exploitation inconsidérée de tout leur appareil végétatif ou d’une partie seulement de celui-ci. C’est le cas actuellement de Cataranthus rosea (Apocynaceae). Cette espèce d’origine néo tropicale et devenue pantropicale en Afrique a connu, à une certaine époque une exploitation exagérée qui a entraîné sa raréfaction. Elle ne se retrouve que dans la cour et paternes de

Certaines habitations. Il en est de même de Rauvolfia vomitoria et des diverses espèces du genre Strophanthus.

Enfin, il est à souligner que les espèces rares sont encore plus menacées et leur disparition serait dommageable à l’écosystème mais aussi à l’homme.

      B- Apport de solution

En ces moments où l’on parle de “santé pour tous”, les conséquences de cette situation sur l’approvisionnement des populations en plantes médicinales, risquent d’être catastrophiques. Le problème de la protection des milieux naturels est donc d’actualité. Il paraît hautement souhaitable que l’attention des populations et des décideurs soit attirée sur ce danger qui menace le développement de nos pays. La crise économique et l’impact de la dévaluation des monnaies africaines sur le coût des médicaments importés nous réconfortent dans cette idée. Des mesures adéquates doivent être prises pour une gestion durable de nos ressources naturelles.

Il faut :

  • Une sensibilisation sur la prise de conscience collective et générale du problème de la disparition des espèces végétales.

Il s’agit de la formation d’une équipe qui ira sensibiliser les populations où les espèces sont vivement menacés.la population doit valoriser ces espèces en faisant des reboisements ou en conservant les semences de ces espèces pour les reproduire à chaque saison de pluie.

  • La poursuite du recensement de ces espèces. Les espèces menacées doivent être recherché et protéger.
  • La mise au point d’une stratégie de conservation de la biodiversité.

Il s’agit de l’occupation d’une espace d’au moins 3 hectares pour la création d’un jardin botanique dans les régions des plateaux à cause du climat qui est beaucoup favorable. Dans ce jardin sera installé des espèces menacées qui sont en voie de disparition. Il doit être mise en place une serre pour mieux conserver les espèces les plus sensibles afin de bien suivre leur évolution.

–              la culture de certaines de ces espèces médicinales doit être fortement recommandée et conseillée afin de réduire l’impact de la cueillette sur la flore naturelle.

     C- la création du parc

Pour préserver la biodiversité l’association Culture Together lance ce projet de création du parc car La biodiversité est très importante pour les êtres humains, les végétaux sont utilisés comme aliments, médicaments, meubles …et sans oublier qu’ils sont aussi source de vie des animaux. Ainsi, chaque plante ayant sa spécialité, la conservation de toutes les espèces est vivement importante.